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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 17:45

B.S

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Sans titre-1-copie-6

 

 

 

 

 

Sans titre-170 ANS APRE ON SE SOUVIENT

 

 

 

 

 

 

CE QUE JEAN-MARIE LE  PEN APPELLE  UN DETAIL DE L'HISTOIRE

 

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B.S

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 11:28

B.S

Poing leve 2

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 LES OUBLIES

 

médaille d'extrème orieent

Mon père un poilu d''ORIENT 

Voici la belle image que reçu mon père pour avor fait la guerre en Orient

Contre les Turcs qui se battaient à coté des Allemands

Pourquoi le moment venu

Alors qu'ils se sont bien battus

Seront-ils les grands oubliés de la Victoire

Mais ça c'est une autre histoire

Dont mon père ne m'a jamais parlé

Trop heureux d'être parmi les rescapés.

Cette image est la récompense

De tous ceux qui en France

N'ont fait que leur devoir

Et comme un enfant sage

Ils ont eu droit à une belle image.

 

 

Mon père en 1914

 

 

 B.S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 17:06

 

B.S

Poing leve 2        

                           

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je pense qu’il eut fallu faire preuve de pédagogie

Et mieux expliquer la gestion de Sarkozy

Quel héritage il laissait aux français

Combien la facture était salée

Les français comprennent vite

Quand il s’agit d’argent ils sont vite sur orbite

Cette pédagogie n’ayant pas eu lieu

Les français sont furieux

Et ils pensent en tirer la leçon

Ne pas assumer encore le rôle de con

Ainsi la Gauche s’est prise à son propre piège

Ce manque d’explication va lui coûter des sièges

Lors des prochaines élections

Le F N en pleine excitation

Se voit déjà récupérer la mise

Nous promettant son fascisme

Comme méthode de gouvernement.

C’est alors que commenceront les emmerdements.

Et les français une fois de plus dupés

N’auront plus qu’à se confesser

 

B.S

                                                    

 

                                           

 

                                                                       

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 18:42

B.S

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CATHECHISME POUR LES NULS !

 

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Avant chez les Grecs il y avait plusieurs Dieux

Ça ne faisait pas très sérieux.

  Eros, le Dieu de l’Amour

Tout le monde lui tournait autour

Mars, le Dieu de guerre

Qui foutait tout par terre

Même Dionysos, Dieu du vin

Qu’Adrien aimait bien

Qui le largua dans les roses

Avec une belle cirrhose.

En Grèce l’homosexualité ne gênait pas

Pas de préservatif, pas de sida.

Il y avait des Dieux pour chaque occasion de la vie

C’était comme ça, c’était permis.

La Grèce en ce temps là était bénie des Dieux

On ne voyait qu’eux, dans les cieux.

Il y en avait tellement qu’on nomma un Dieu

Zeus, Roi de tous les Dieux.

La mythologie romaine s’est inspirée

De celle de la Grèce sublimée.

C’était lointain, c’est bien fini

Et maintenant même on en rit.

Car un jour le vrai Dieu arriva

C’est une longue histoire, un grand débat

Fait d’une combinaison de mythes et de symboles

A vous en faire perdre la boussole.

  Ainsi un jour, un homme vit le jour : Jésus

Et l’on peut constater de visu

Que c’était un homme, il avait un sexe, il avait un cul

Tous ceux qui prétendent le contraire seront déçus.

Mais peut importe, il était le bien venu

Bien que sa naissance soit incongrue.

Les exégètes vous diront que je raconte n’importe quoi

Mais en quoi sont-ils plus crédibles que moi.

Qui était enfin Jésus, on en sait ma foi trop rien

Dans la Bible, c’était Jésus le Nazaréen

Le nom de sa province d’origine, c’est certain

Ou habitait son père et sa mère, Joseph et Marie

Car il avait des parents biologiques ce petit.

Joseph était charpentier, allait sur les chantiers

Marie suivait son mari et n’avait pas de métier

Mais comment cet enfant dont on ne savait rien

Allait apparaître comme un esprit saint ?

Nous entrons maintenant en pleine hagiographie

Ou à coups d’apocryphes on raconte une vie

Des inventions touchantes, réputées prophétiques

Des invraisemblances, des contes folkloriques

Viennent étayer des faits supposés

L’imprudence et la naïveté serait de l’oublier

Les évangélistes qui ont consigné la vie de Jésus

Sont des fabulistes qui en mettent plein la vue

Ils se sont demandés, est ce vraiment sérieux

Si la conception de Marie ne serait pas venue des cieux

Ainsi Joseph et Marie furent victimes d’une supercherie

Joseph constata l’adultère l’enfant n’était pas de lui

Et la virginité de Marie n’avait pas été perdue

Voilà un grand mystère, du jamais vu.

Il parait qu’autrefois la conception pouvait se faire par l’oreille

D’où l’expression connue avoir la puce à l’oreille

Avouez qu’il aurait été plus simple de faire naître Jésus

Chez une fille mère cela aurait été plus simple et moins confus.

Alors que là on a pris Joseph et Marie en otage

Pour fabriquer un dieu semblable à leur image

C’est une histoire qui fit beaucoup jaser les évangélistes

Ils étaient à cette époque les nouveaux journalistes

Ils propageaient très vite toute sorte de rumeur

Qui se répandait vite et prenait de l’ampleur

Ce que l’on apprit par la suite, c’est que certains commentateurs

Rattachaient Joseph à la maison du roi David c’était plus prometteur.

Quand à la pauvre Marie ne comprenant rien à la situation

Fit de vains efforts pour ramener son fils à la maison

L’on a constaté plus tard que Jésus avait des frères et sœurs

Mais Marie était vierge ! Quelle stupeur !

Pour sauver les apparences ont a raconté qu’ils étaient issus

D’un premier mariage de Joseph, fallait sauver Jésus.

Aujourd’hui cette question généalogique

Trouverait sa solution dans la génétique.

Nous pouvons en déduire que Jésus est né en Galilée

Ou à une époque l’empereur Auguste régnait.

Dans des conditions assez controversées

Si l’on s’en tient aux faits.

Dans une famille de petites gens

Qui comptait de nombreux enfants

Nous n’en savons pas plus en ce moment

Mais quel évènement et quel bouleversement !

 

 

A suivre.............

 

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 11:16

B.S

Poing leve 2

foto-FANCHON-197.jpg                 "  LA LOI DE DIEU NE DOIT PAS ETRE AU-DESSUS DE LA LIBERTE DES HOMMES "

                                                         ( J-L Schlegel )

 

 

 

 

UN HOMME SAGE.

 

 

Kater YacineKateb est né vraisemblablement le 2 août 1929 (peut-être le 6 août). Il est issu d'une famille berbère chaouis lettrée de Nadhor, actuellement dans la wilaya de Guelma, appelée Kheltiya (ou Keblout). Son grand-père maternel est bach adel, juge suppléant du cadi, à Condé Smendou (Zighoud Youcef), son père avocat et la famille le suivent dans ses successives mutations. Le jeune Kateb (nom qui signifie « écrivain ») entre en 1934 à l'école coranique de Sedrata, en 1935 à l'école française à Lafayette (Bougaa en basse Kabylie, actuelle wilaya de Sétif) où sa famille s'est installée, puis en 1941, comme interne, au lycée de Sétif : le lycée Albertini devenu lycée Kerouani après l'indépendance.

 

ENGAGE TRES JEUNE DANS LE COMBAT POLITIQUE.

 

Kateb se trouve en classe de troisième quand éclatent les manifestations du 8 mai 1945 auxquelles il participe et qui s'achèvent sur le massacre de milliers d'algériens par la police et l'armée françaises. Trois jours plus tard il est arrêté et détenu durant deux mois. Il est définitivement acquis à la cause nationale tandis qu'il voit sa mère « devenir folle ». Exclu du lycée, traversant une période d'abattement, plongé dans Baudelaire et Lautréamont, son père l'envoie au lycée de Bône (Annaba). Il y rencontre "Nedjma" (l'étoile), « cousine déjà mariée », avec qui il vit « peut-être huit mois », confiera-t-il et y publie en 1946 son premier recueil de poèmes. Déjà il se politise et commence à faire des conférences sous l'égide du Parti du peuple algérien, le grand parti nationaliste, de masse, de l'époque. En 1947 Kateb arrive à Paris, « dans la gueule du loup » et prononce en mai, à la Salle des Sociétés savantes, une conférence sur l'émir Abdelkader, adhère au Parti communiste algérien. Au cours d'un deuxième voyage en France il publie l'année suivante Nedjma ou le Poème ou le Couteau (« embryon de ce qui allait suivre ») dans la revue Le Mercure de France. Journaliste au quotidien Alger républicain entre 1949 et 1951, son premier grand reportage a lieu en Arabie saoudite et au Soudan (Khartoum). À son retour il publie notamment, sous le pseudonyme de Saïd Lamri, un article dénonçant l'« escroquerie » au lieu saint de La Mecque.

Après la mort de son père, survenue en 1950, Kateb devient docker à Alger, en 1952. Puis il s'installe à Paris jusqu'en 1959, où il travaille avec Malek Haddad, se lie avec M'hamed Issiakhem et, en 1954, s'entretient longuement avec Bertolt Brecht. En 1954 la revue Esprit publie « Le cadavre encerclé » qui est mis en scène par Jean-Marie Serreau mais interdit en France. Nedjma paraît en 1956 (et Kateb se souviendra de la réflexion d'un lecteur : « C'est trop compliqué, ça. En Algérie vous avez de si jolis moutons, pourquoi vous ne parlez pas de moutons ? »).  

 

 

MILITANT ACTIF DE LA CAUSE ALGERIENNE.

 

Durant la guerre de libération, Kateb, harcelé prend la Direction de la surveillance du territoire, connaît une longue errance, invité comme écrivain ou subsistant à l'aide d'éventuels petits métiers, en France, Belgique, Allemagne, Italie, Yougoslavie et Union soviétique.

En 1962, après un séjour au Caire, Kateb est de retour en Algérie peu après les fêtes de l'Indépendance, reprend sa collaboration à Alger républicain, mais effectue entre 1963 et 1967 de nombreux séjours à Moscou, en Allemagne et en France tandis que La femme sauvage, qu'il écrit entre 1954 et 1959, est représentée à Paris en 1963. Les Ancêtres redoublent de férocité et La Poudre d'intelligence sont représentés à Paris en 1967 (en arabe dialectal à Alger en 1969). Il publie en 1964 dans Alger républicain six textes sur Nos frères les Indiens et raconte dans Jeune Afrique sa rencontre avec Jean-Paul Sartre, tandis que sa mère est internée à l'hôpital psychiatrique de Blida (« La Rose de Blida », dans Révolution Africaine, juillet 1965). En 1967 il part au Viêt Nam, abandonne complètement la forme romanesque et écrit L'homme aux sandales de caoutchouc, pièce publiée, représentée et traduite en arabe en 1970.

 

ECRIVAIN ET HOMME DE THEATRE POPULAIRE.

 

Mur d'une rue d'Alger, affiche de M'hamed Issiakhem pour un spectacle de Kateb Yacine, 1978 La même année, s'établissant plus durablement en Algérie et se refusant à écrire en français, Kateb commence, « grand tournant », à travailler à l'élaboration d'un théâtre populaire, épique et satirique, joué en arabe dialectal. Débutant avec la troupe du Théâtre de la Mer à Kouba en 1971, prise en charge par le ministère du Travail et des Affaires sociales, Kateb parcourt avec elle pendant cinq ans toute l'Algérie devant un public d'ouvriers, de paysans et d'étudiants. Ses principaux spectacles ont pour titres Mohamed prends ta valise (1971), La Voix des femmes (1972), La Guerre de deux mille ans (1974) (où reapparaît l'héroïne ancestrale Kahena) (1974), Le Roi de l'Ouest (1975) [contre Hassan II], Palestine trahie (1977). Entre 1972 et 1975 Kateb accompagne les tournées de Mohamed prends ta valise et de La Guerre de deux mille ans en France et en RDA. Au retour de la tournée en France le groupe est délocalisé de Kouba à Bab-El-Oued.

 

LE TEMPS DE L'EXIL.

 

 Kateb est par la suite « exilé » en 1978 par le pouvoir algérien à Sidi-Bel-Abbès pour diriger le théâtre régional de la ville. Interdit d'antenne à la télévision, il donne ses pièces dans les établissements scolaires ou les entreprises. Ses évocations de la souche berbère et de la langue tamazirt, ses positions libertaires, notamment en faveur de l'égalité de la femme et de l'homme, contre le retour au port du voile, lui valent de nombreuses critiques.

Kateb avait définitivement opté pour un théâtre d'expression populaire. Dès le départ, la langue utilisée dans ses pièces était l'arabe maghrébin, langue vernaculaire s'il en est, à fort substrat amazigh. Mais cela ne lui suffisait pas : il rêvait de pouvoir faire jouer ses pièces en Tamazight dans les régions amazighophones. C'est ce qu'il expliqua à Mustapha Benkhemou qu'il avait fait contacter par Benmohammed (le parolier, du chanteur Idir notamment) pour donner des cours de langue amazighe aux éléments de la troupe théâtrale. Aussitôt dit, aussitôt fait: l'internationale fut bientôt entonnée en Darija et en Tamazight au début de chaque représentation.

En 1986 Kateb livre un extrait d'une pièce sur Nelson Mandela, et reçoit en 1987 en France le Grand prix national des Lettres. En 1988 le festival d'Avignon crée Le Bourgeois sans culotte ou le spectre du parc Monceau écrit à la demande du Centre culturel d'Arras pour le bicentenaire de la Révolution française (sur Robespierre). Kateb s'installe à Vercheny (Drôme) et fait un voyage aux États-Unis mais continue à faire de fréquents séjours en Algérie. Sa mort, en 1989 à Grenoble (enterré en Algérie), laisse inachevée une œuvre sur les émeutes algériennes d'octobre 1988. En 2003 son œuvre est inscrite au programme de la Comédie-Française.

Instruit dans la langue du colonisateur, Kateb considérait la langue française comme le « butin de guerre » des Algériens. « La francophonie est une machine politique néo-coloniale, qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l'usage de la langue française ne signifie pas qu'on soit l'agent d'une puissance étrangère, et j'écris en français pour dire aux français que je ne suis pas français », déclarait-il en 1966. Devenu trilingue, Kateb a également écrit et supervisé la traduction de ses textes en berbère. Son œuvre traduit la quête d'identité d'un pays aux multiples cultures et les aspirations d'un peuple.

                                

 CITATIONS DE KATEB YACINE  :

 

 

« Mais quand on parle au peuple dans sa langue, il ouvre grand les oreilles. On parle de l'arabe, on parle du français, mais on oublie l'essentiel, ce qu'on appelle le berbère. Terme faux, venimeux même qui vient du mot 'barbare'. Pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom? ne pas parler du 'Tamazirt', la langue, et d''Amazir', ce mot qui représente à la fois le lopin de terre, le pays et l'homme libre ? »

Kateb Yacine (dans Ghania Khelifi, 1990, p. 91)

 

« Éternelle sacrifiée, la femme dès sa naissance est accueillie sans joie. Quand les filles se succèdent (…), cette naissance devient une malédiction. Jusqu'à son mariage, c'est une bombe à retardement qui met en danger l'honneur patriarcal. Elle sera donc recluse et vivra une vie secrête dans le monde souterrain des femmes. On n'entend pas la voix des femmes. C'est à peine un murmure. Le plus souvent c'est le silence. Un silence orageux. Car ce silence engendre le don de la parole. »

Kateb Yacine, J'ai vu l'étoile qui n'a brillé qu'une fois

 

« On croirait aujourd'hui, en Algérie et dans le monde, que les Algériens parlent l'arabe. Moi-même, je le croyais, jusqu'au jour où je me suis perdu en Kabylie. Pour retrouver mon chemin, je me suis adressé à un paysan sur la route.

Je lui ai parlé en arabe. Il m'a répondu en tamazight. Impossible de se comprendre. Ce dialogue de sourds m'a donné à réfléchir. Je me suis demandé si le paysan kabyle aurait dû parler arabe, ou si, au contraire, j'aurais dû parler tamazight, la première langue du pays depuis les temps préhistoriques... »

Kateb Yacine, Les Ancêtres redoublent de férocité,

 

 

"Je suis d'abord allé à l'école coranique, mais je n'aimais pas la religion, en fait je l'ai détestée, en particulier quand on nous frappait avec une règle sur la plante des pieds pour nous faire apprendre bêtement le Coran, par cœur, sans rien y comprendre. À l'école française, la maîtresse était comme une seconde mère pour nous. Celle que j'ai eue était extraordinaire. Elle savait comment nous intéresser. Elle nous donnait envie d'aller à l'école.

Kateb Yacine, 1989, dans Pourquoi je ne suis pas musulman, paru chez Age de l'Homme, 1999, p.263,

Kateb Yacine

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 11:03

B.S

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foto-FANCHON-197.jpg                                                        " JE ME REVOLTE DONC JE SUIS "

                                                                                                           (A. CAMUS)

 

 

 

 

 

 

 

 

LA GUERRE D’ALGERIE

 

Guerre 52-2002

 

 

1952-1962...Une guerre qui ne voulait pas dire son non

Une guerre sans raison, à perdre la raison

Dans laquelle furent impliqués tant de jeunes français

Une guerre sans visage pour laquelle il faut témoigner

En 1961 je combattais en Algérie

En octobre 61 nous exposions nos vies

Alors que la situation était perdue, que la guerre était finie

Jusqu’à la dernière heure nous faisions le pari

De gagner cette guerre pourrie.

On nous a sacrément bien menti.

 

Voici un extrait d’un livre bouleversant – Guerre sans Visage – De Pau Mus. Livre écrit en hommage à son fils tombé en Algérie – Le lieutenant Emile Mus.

Dans l’EPILOGUE du livre on peut lire ceci :

 

« C’est pour cela qu’avec 15.000 morts chez nous, et combien de centaines de mille, en face, « il n’y a pas de guerre ». Irréalisme. Mensonge. C’est pour cela que l’on peut envoyer au poteau, en paroles, les chefs même les plus grands, et stigmatiser comme anti-français les combattants qui parle avec estime de l’adversaire. Illusionnisme. Mensonge. C’est pour cela que l’on peut se proclamer patriote, sortir la tête haute des barricades, s’appeler commando Alcazar et, sauf quelques individus, rentrer chez soi retrouver les siens. Illusionnisme. Mensonge. C’est pour cela que, sous les yeux de ceux que l’on appelle les « indigènes », ont peut joncher le sol de militaires français en uniformes, tués et blessés, en se proclamant toujours patriote et en donnant des leçons aux soldats des djebels. Aberration, crime, mais mensonge qui les couvrent, chez nous, dans la presse et au prétoire. Mais les mensonges, c’est en France qu’on les fait, aux dépens de ceux qui, active ou réserve, les payent en Algérie en tentant l’impossible : car la victoire politique n’est pas à leur portée ; aux dépens, en définitive, de ces extrémistes algériens eux-mêmes, à qui il aurait fallu exposer fermement et fraternellement la vérité. »

 

Voici maintenant la réflexion d’un ami « pied-noir » :

 

HOMMAGE.

Le plus bel hommage que l’on puisse faire « au passé » est d’honorer toutes les actions ou tentatives d’actions qui se voulaient porteuses de promesses et de progrès pour initier un « avenir » digne !

1952-1962 ont été des années cruelles. Le peuple Algérien a fait le choix de donner à l’Algérie le statut d’un pays libéré d’une tutelle étrangère, elle a payé le prix fort !

Désormais le peuple Algérien, les autorités représentatives de l’Etat ont l’autonomie institutionnelle pour faire la différence. Il n’appartient à aucun étranger de nationalité non algérienne de porter un regard critique et public sur le fonctionnement des institutions qui organisent et stimulent le vivre ensemble algérien !

Le Pied-noir que je suis natif de SBA Algérien de souche connait le prix de la désunion, des rancœurs et des jugements aigres, mais aussi de l’amour fraternel qui transcende ici et là les errements de l’histoire.

DOMMAGE

Que certains Algériens de souche et colons qui n’ont ni les uns ni les autres fait le choix du lieu de leur naissance traversent cette vie avec le sentiment d’une déchirure. Définitivement orphelins ils s’éclipsent, dissous par la marche du temps !

 

N.B. : Ce texte a été publié sur un site algérien.

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:12

B.S

foto-FANCHON-197.jpgPoing leve 2

 

                                                                                   " EXISTER C'EST RESISTER "

                                                                      

                                                                               Danielle Mitterrand-copie-1

 

 

 

 

 

  COMMEMORATION 50 ANS DEJA !

 

  " Nous sommes morts parce que nos pères nous ont menti "

                                ( R. Kiplihg )

 

 

L’Algérie c’est la France Des millions de français ont été intoxiqués par ce slogan. Beaucoup y croyaient, d’autres doutaient, certains plus avisés sentaient le vent tourner et se disaient qu’une page était irrémédiablement tournée, que s’en était fini de la colonisation, qu’on ne pouvait admettre des pays en subordination, qu’ils avaient droit à leur émancipation. J’étais de ceux là. Cette affaire n’a été simple pour personne.

Le contingent à payé un lourd tribut.

J’ai participé à la guerre d’Algérie et je donne deux témoignages divergents d'amis rencontrés dans cette aventure.

 

Le premier émane d’un ami d’enfance.

 

DELLYS (Algérie) 9 janvier 1961

 

Cher Jean,

 

A la lecture de ta longue missive je fus très surpris de ton désarroi vis-à-vis des quelques phrases évasives qui avaient constitué ma première lettre.

Peut-être suis-je trop effacé du monde extérieur, peut-être n’as-tu pas compris mes pensées, mes aspirations, mais j’ose croire que je suis pénétré par ce que l’on appelle la vague de pessimisme qui engendre la monotonie et qui apporte dans nos cœurs cette haine, ce déchirement fatal.

Aussi par cette lettre, je vais tâcher de rattraper cette erreur ou ce jugement erroné qui a failli ternir notre merveilleuse amitié.

Je désire évidemment connaître les forces de la juste et digne liberté procurées par la vie active. Je ne veux aucunement songer aux évènements, pour moi tout est terminé, bien fini.

Tout ce qui constitue un arme, tout ce qui englobe et régit notre vie semble se manifester sous le joug du destin. Nul être humain n’est maître de soi. Il fait partie d’une société et se rallie à la majorité ; c’est ce que l’on appelle l’idée commune.

Semblable à un slogan, cette idée prolifère, chacun la cultive et petit à petit elle s’épanouit, elle croît.

Ainsi, la société renforce sa solidité, les faibles s’accrochent aux forts même si ces derniers font fausse route.

Voila cher Jean, je ne suis pas cruel, ni avide de gloire, loin de là. Pour moi la vie est semée d’embûches mais les constatations que j’ai pu faire au cours de ce long séjour en A F N m’a ouvert les yeux. Créer un mythe est une chose ridicule et j’estime que ceux qui croient au despotisme ou aux vénérations sont à plaindre.

Et suivant la logique, un peuple arriéré et faux n’a pas de place dans le monde actuel. Malgré les bontés, les aventures plus où moins légères avec une race qui atteindra un jour les sommets de la civilisation, je persiste à dire que la liaison dite fraternelle n’est pas possible. Et pourtant, cher Jean je puis t’avouer un secret. Je suis follement amoureux d’une étudiante en droit

Cette étudiante hélas est musulmane ! Ainsi tu peux te rendre compte que mes pensées aussi basses soient-elles, ne sont issues que de cruels souvenirs vécus il n’y a pas si longtemps.

Cher Jean, je me sens un peu fâché de t’affliger de mes tendances et pourtant je n’ose y croire. J’espère seulement que tu comprendras mon douloureux sentiment.

Restons de bons copains et dans notre prochaine correspondance nous tâcherons d’oublier ces amers souvenirs.

Reçois, bien cher Jean, mes sincères et meilleures amitiés.

Amitiés.

JEAN.

(J’attends avec impatience de tes nouvelles)

P.S. Je viens d’être nommé Maréchal des Logis ( Artillerie )

 

                            &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

La deuxième lettre est de Roger. On se trouvait ensemble au 25ième RIMA sur la frontière marocaine. Il faisait fonction d’instituteur dans un camp de regroupement organisé par l’armée, le village de Sidi Méchor.

A vrai dire son rôle exact était de surveiller la population, de rendre des comptes à l’armée.

Lui s’était impliqué à fond dans sa fonction d’instituteur et avait conquis la population, les enfants l’adoraient. J’ai été lui rendre visite une fois  et l’accueil fut très chaleureux. Jusqu’au jour où l’armée, qui entre nous n’avait rien à faire de l’éducation des enfants, attendait surtout des renseignements qui ne venaient pas, a mis fin à sa mission.

Roger était militant communiste.

Voici une de ses lettres reçue au lendemain de notre libération.

 

Aire sur Adour le 8 mars 1962

 

Bien cher Jean Claude,

 

Très heureux de recevoir ta lettre. Mais mon vieux tu ne dois pas t’excuser car j’ai plutôt l’impression que nous t’avons laissé tomber pour prendre une cabine. Durant la traversée, il nous fut pratiquement impossible de sortir et dans la bousculade du débarquement j’avais tant à faire pour garder mon équilibre que je n’ai pu regarder en arrière pour te chercher. Nous avons bien tenté de te retrouver. Nous nous sommes doutés que tu étais attendu au débarcadère nos recherches s’étant avérées vaines.

Je partage ton écœurement. Tu connais mes sentiments pour ne pas être étonné. J’ai rencontré quelques camarades. Combien ils m’ont paru étrangers ! Nous ne parlions plus le même langage. Ils l’ont l’avantage d’être au courant de l’actualité dans tous les domaines, (saut celui de la politique et vie civile) je ne le suis plus ; ils songent avec insouciance à l’avenir ; je m’interroge sans cesse ; seuls leurs plaisirs les accaparent, je m’efforce de ne pas oublier les malheureux que nous avons laissés là-bas. Un individu, de mes fréquentations d’antan, libéré il y a deux mois nous contait, il y a 3 ou 4 jours ses exploits guerriers en AFN. Il se vantait d’en avoir fait « chier à ses salauds de ratons que l’on devrait exterminer ». Je ne sais si ses propos avaient pour but d’impressionner les deux ou trois demoiselles qui nous écoutaient mais il est certain qu’ils eurent pour effet de me faire sortir de mes gonds, sans doute fit-il plus facilement figure de héros que moi, moi qui n’ai su user de mon ardeur que pour faire le procès des mille lâchetés commises par ces « braves » militaires français dont nous avons tous été témoins.

Comme nous nous y attendions Jean Claude, tous ces Messieurs ne veulent plus entendre parler de l’Algérie, ne veulent pas savoir ce qu’il y a encore à faire etc… ils n’écoutent les informations que d’une oreille distraite faisant d’avantage cas des chroniques mondaines que des négociations. Cette triste inertie face à la vie politique me dépasse. Pourquoi ont-ils peur de prendre des responsabilités ?... Aussi en ai-je vite terminé avec mes visites. Maintenant je me repose. Je ne fais absolument rien pour me remettre dans le bain de notre petite vie bourgeoise puisque le 12 mars j’embarque à Port-Vendres sur le « Président Cazalet » à destination d’Oran. J’arriverai lundi vers les 8 heures à Port-Vendres pour embarquer vers 10 heures. Puis-je espérer te voir à la gare de Perpignan ou bien au Port ?

Tu vois mon ami, « Cela » tient toujours. Je vais peut-être m’encrouter, vivre durement les premiers temps, mais j’aurai la satisfaction d’être en paix avec ma conscience en essayant d’aider ces pauvres gens. Là-bas au moins, je pourrai m’exprimer librement sans choquer quiconque. Je te tiendrai au courant de l’évolution de la situation ici, sois en sûr. Merci pour les photos, elles sont parfaites. A lundi donc, j’espère. Très sincères amitiés.

ROGER.

P.S. Dés mon arrivé à SIDI MECHOR je te communiquerai mon adresse.

 

J’ai gardé le contact avec Roger jusque dans les années 70.

 

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QUELQUES IMAGES DE GUERRE.

 

                         ALGERIE-1961.jpg

                            Patrouille en zone interdite.

Alg-rie---Barrage--lectrifi-.jpg                                   Barrage électrifié (5000 volts) disposé le long de la frontière    

 

Trac de propagande FLNTract relevé en zone interdite (action psychologique) à l'intention des troupes du F.LN. réfugiées au Maroc.            ALGERIE.jpgHaif-track détruit par une mine ennemie en zone interdite     

 

Poste militare en Algérie 

 

        Sidi Mechor

                             Village de Sidi Méchor

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 11:50

B.S

Poing leve 2

foto-FANCHON-197.jpg                                                          " EXISTER C'EST RESISTER "

                                                                                                      Danielle Mitterrand-copie-1

                                                                                                 D. MITTERRAND

 

 

 

 

 

 

ALGERIE : 1962-2012

 

La guerre d’Algérie cinquante ans déjà

Voilà qui ne nous rajeunit pas

Figurez-vous que j’ai participé à cette aventure

Qui était pour moi contre nature

Mais comme beaucoup je n’avais pas le choix

Je suis parti bien malgré moi.

Arrivé là-bas je me demandais ce que je venais y faire

Ferme ta gueule ma-t-on dit ce n’est pas ton affaire !

Cette affaire qui n’était pas mienne allait le devenir

Quand je voyais autour de moi des gens mourir

C’était en 1961 ce n’était plus la pacification

C’était la guerre avec ses outrages et ses exactions.

 

 

( Archive de mon unité, octobre 1961 ) 

Algerie--octobre-61.jpg

 

 

Je n’étais pas partisan de l’Algérie Française, ma réflexion et mes convictions y étaient opposées. J’étais persuadé que la décolonisation était en marche et même en marche forcée et que personne ne pourrait la stopper. On avait perdu la partie, et à quel prix ! Indochine, Tunisie, Maroc avaient gagné leur pari, se libérer de la France, accéder à l’indépendance de leur pays. Il restait l’Algérie, accrochés à ses basques nous refusions obstinément de céder quoi que ce soit à son indépendance.

L’Algérie c’était la France, il n’y avait rien à négocier, de Dunkerque à Tamanrasset nous étions tous français.

Embarqué dans cette galère j’ai suivi le mouvement, tout en ne perdant rien de mes sentiments.

 

Je pense en ce moment à ceux d'Afghanistan

Piégés dans une guerre qui n'a aucun sens.

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 14:27

    

BocageSocialiste-copie-1.jpgBaniere-grise----Edito-Brdw.jpg 

 

 

 

 

 foto-FANCHON-197.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Je remercie l’internaute qui m’a adressé ce document ancien.

4 siècles après, c’est exactement ce qu’ont dû se dire Fillon et Baroin.

Il a fallu à toutes les époques que l’Etat trouve de l’argent

Faire les poches de ceux qui travaillent est un procédé constant

Il serait inopportun de s’en priver pensent nos gouvernants

Dans la mesure où les salariés sont toujours aussi résignés

Et semble-t-il pas mécontents d’être rançonnés.

La révolution n’est pas pour demain

Gardons confiance dans l’ordre ancien.

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

MAZARIN COLBERT

 

 

 

 

 

B.S.PAPADUB.jpg

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 13:37

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 Baniere-grise----Edito-Brdw.jpg

 

 Pierre Mend%C3%A8s France

 

" L'homme politique le plus remarquable que la France ait produit depuis la guerre ne put trouver dans le système parlementaire qu'il sert loyalement, d'autre place stable que celle d'un prophète criant dans le désert "

 

                                                                                      ( Manchester Guardian )

 

" Votre vitalité et votre courage m'ont donné l'impression que la France est dirigée d'une façon que je n'avais plus connue depuis Clemenceau "

            

                             (Winston Churchil le 12 janvier 1955, lettre à Mendès France)

 

 

 

 

MENDES FRANCE.

Quel beau nom cela aurait été pour le pays

Hélas on n’a pas voulu de lui

C’était un homme de devoir

Il ne s’accrochait pas au pouvoir

Il bataillait ferme pour ses convictions

Pour l’honneur de la Nation.

En 1936 il fut le seul homme politique

A voter contre la participation aux jeux olympiques

De Berlin. Il donnait sa préférence en solitaire

A l’Espagne, pour les olympiades du Front populaire.

Il représentait la probité et l’intégrité

La persévérance, l’humilité et la volonté

Je me souviens lors de la guerre d’Indochine

Comment à la radio il parlait sans triche

Tous les soirs des négociations en cours

Il parlait de ces problèmes sans détours.

Pour lui un régime quiP.M.F n’a pas de contact direct

Avec les masses populaires va à l’échec

Pour lui encore la République ne pouvait subsister

Qu’avec des citoyens éduqués et informés

Le bénéfice de cette éducation doit être assuré

A tous sans distinction de classe, dans la diversité.

L’homme doit être responsable de son destin

Ne pas le remettre en d’autres mains

Celles de Dieu, d’un Roi, d’un Parti unique

 Celle du Marché, dans un libéralisme économique.

Pour ne pas sombrer dans le totalitarisme

Il faut donner l’exemple de la probité. Le Mendésisme

Est cette exigence d’éthique républicaine

Pour l’affirmation d’une véritable communauté humaine.

N’oublions jamais de cet homme d’action, la leçon.

Il était, Homme de gauche, juif et franc-maçon.

 

 

Hommage à P.M.F.pour la commémoration des 30 ans de sa mort.

 

 

 

foto-FANCHON-197.jpg

 

 

B.S.

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