" EXISTER C'EST RESISTER "
( D. Mitterrand )
Y PENSER TOUJOURS, N’EN PARLER JAMAIS !
C’est la nouvelle tactique du chef de l’Etat
Faire comme si l’échec n’existait pas
Qu'il devait se succéder à lui-même
Ne doutant pas un seul instant qu’on l’aime
Ses partisans n’étaient pas plus convaincus que ça
Et commençaient chacun leur tour à sonner le glas
« Je vaincrai parce que en dépit de ce que l’ont dit de moi
Je suis, dit-il, le seul à avoir la foi et le droit pour moi ! »
Il avait foi en son étoile, le Président, mais son étoile avait pali
Et commençait sérieusement à désorienter ses amis
Ce n’était plus l’étoile resplendissante du début de son mandat
Qui éclairait et envoutait les foules de son aura.
Il était malgré tout persuadé de détenir à lui seul la vérité
Sans risque certain de se tromper
Notre Président avait depuis longtemps choisi son camp
En finir avec toutes les doctrines d’antan
Rompre avec le Chiraquisme et le Gaullisme
Imposer sa doctrine préférée et tant qu’à faire le SARKOZISME
Un label assuré pour les générations futures
Qui allait ouvrir au pays de nouvelles aventures
Hélas pour lui cette idéologie engendra un profond scepticisme
De plus en plus le peuple était enclin au pessimisme.
Et il était si sur de lui, si délirant, si arrogant
Qu’il pensait toujours pouvoir aller de l’avant
Ses affidés ne sachant jamais ce qu’il pensait
Se retenaient souvent de dire ou de suggérer .
Il avait toujours le dernier mot quitte à passer pour un sot
Et parmi les sots, il sortait vraiment du lot.
Il fallait enfin que dans l’opposition quelqu’un nous dise
Combien le Président racontait de bêtises
Combien sa politique mettait en péril notre destin
Il fallait entreprendre autre chose de juste et d’humain
Hollande ce socialiste allait prendre le
taureau par les cornes
En challenger pousser le Président dans les cordes
Pour que celui-ci se déclare enfin !
Mais le Président ne dit rien, pensant jouer au plus malin.
Ne pas se déclarer, attendre le dernier moment
Utiliser jusqu’à l’extrême son emploi du temps de Président.
Au fond il n’avait pas grand-chose à dire de nouveau
A part traiter son adversaire de rigolo
Mais l'opinion avec satisfaction
Pensait bien que Sarkozy avait touché le fond.
B.S.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires