- ( Alors que Mme Alliot-Marie s'apprête à faire interdire le port de la cagoule, Mme Bachelot préconise le port du masque. Pas trés cohérent tout ça
!!! )
" J'avais déjà oublié mon chagrin, si peu de temps après son départ, quand vint la Fête du Travail.
Ce fut un dimanche, mon père partit en avant. Nous courûmes au jardin public
: le cortège s'ébranlait. La ville entière était là. Dans la grande allée, on n'avançait pas. C'était un jour de Fête-Dieu, quand la ville est tendue de blanc et qu'il y a des reposoirs, et, aux
fenêtres des bannières. Le sable roulait en grésillant sous les pieds du monde, et le soleil tremblait dans le feuillage des grands arbres. Il était dix heures du matin.
Nous ne voyions pas encore le cortège, mais nous en entendions le chant :
Vive le Premier Mai,
Frères notre souffrance
Passera comme l'âpre hiver
La grâce du Printemps
Fête notre espérance,
Mêlons des fleurs aux rameaux verts....
La foule augmentait.
Venez, dit ma mère.
Elle nous entraîna, et nous vîmes déboucher la musique. Et derrière la musique flottait une bannière rouge, frangée d'or, portant l'inscription : Les Enfants du Peuple.
Tous nos petits camarades étaient là, dans de beaux habits du dimanche, filles et garçons, et chantaient, conduits par le Braz en tenue d'atelier :
Pareille à l'aube.......tu....t'élèves
Radieuse Fra...a...ternité.
Ils passèrent, et parut un nouveau drapeau celui de la Bourse de Travail, large et flottant doucement. Pélo le portait avec fierté, entouré de camarades. Et au premier rang marchait le
Docteur. Leur chant grave couvrait celui des enfants :
Le voilà ! Le voilà ! Regardez !
Ils flottent et fiers ils bougent,
Ses longs plis au combat préparés.
Osez le défier, notre superbe drapeau rouge !
Rouge du sang de l'ouvrier...
( Extrait de La Maison du Peuple ) de Louis Guilloux.
Témoignage d'une autre époque. Et je me demande qui s'en souvient ? Et qui de nos dirigeants politiques actuels à lu Louis Guilloux ? Certainement pas un
Brice Hortefeux qui aprés avoir organisé la chasse aux immigrés s'est converti dans la chasse aux ouvriers qu'il considère comme trop bien payés. On se doute bien de quel côté se trouvaient leurs
ascendants à ces odieux personnages, zélés serviteurs du capital, exécuteurs de ses basses oeuvres. Aujourd'hui complices de la faillite d'un système dont-ils ont fait la louange, il faudrait qu'on
paie l'addition. Ce n'est quand même pas contre les salariés qu'il faut se retourner !.
Dans un brûlot de l'édition intitulé " Confessions d'un banquier pourri " et signé d'un pseudonyme, l'auteur écrit :
" Où étaient les sanctions ?
Devions-nous rendre des comptes ? Et à qui d'ailleurs ? A nos conseils d'administration ? Plaisanterie ! A l'Etat ? Une mascarade ! Les camarades de l'inspection des finances ne nous gênaient
pas, c'est le moins que l'on puisse dire. Aux médias ? Ceux-là ne se posaient pas beaucoup de questions et prenaient nos communiqués les plus effrontés pour argent comptant. Les banquiers du monde entier étaient en train de réaliser en toute impunité le casse du siècle. Et qui avait essayé de les - de nous arrêter ? Personne !
"
Voilà des gens bien en cour qui savent privatiser les profits et socialiser les pertes. Le gouvernement ne les a-t-il pas renfloué de plusieurs milliards d'euros sur
le dos du contribuable ?
Justice sociale !!! Celà valait bien un Premier Mai Unitaire.
B.S
Par Jean Claude Marty
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LA CASSE SOCIALE.
VOILA la physionomie de la France aprés la crise du capitalisme- Chômage technique et suppresions d'emplois. Et notre grand presdigitateur sort des caisses
vides, d'un coup de baguette magique, 346 milliards en faveur des banques, pour un plan de relance de l'économie.
Alors qu'il existe un secrétaire d'Etat cargé de l'industrie, M. Luc Chatel, on a désigné M. Devedjian responsable de l'UMP, en disgrâce, pour ce poste. M. Devedjian grand économiste ?
Non, avocat au barreau de Paris depuis 1970. Ancien d'Occident, groupe d'extrême droite, avec Alain Madelin et Gérard Longuet. Cet anti-communiste convaincu, ultra libéral rejoint le
RPR dans les années 1970. Le voilà enfin Ministre de la relance ouf ! Il va enfin pouvoir céder sa place de secrétaire général de l'UMP à Xavier Bertrand. C'est la distribution
des promotions de fin d'année ou des soldes.
Les banquiers en tremblent déjà !!!
En attendant un ouvrier de l'usine Michelin de Cholet à été licencié pour avoir qualifié son employeur "d'exploitateur". Chez Michelin on n'exploite pas le personnel on l'utilise, comme
un kleenex. Nuance ! "Exploitateur" est un terme injurieux d'un autre âge !
A Faurécia, dans l'Orne ( Flers ) les ouvriers sont déçus, abattus, en colère. Un plan prévoit la suppression de 270 emplois.
M. Alain Lambert président du conseil général de l'Orne
se félicite du plan de relance de Sarkozy. " Il craignait que le Président ne mette en cause de boucs émissaires tels que les banques " On croit rêver !
Henri de Grandmaison écrivait en 1974 " Bientôt les Basques, les Provençaux, les Normands, les Alsaciens, les Bretons n'auront pour s'exprimer qu'un seul et même langage. Celui de la
déférence, celui de la soumission ". Attention, il en va de même aujourd'hui !
B.S.
Par Jean Claude Marty
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J'ai écouté hier matin M. Xavier Bertrand sur France Inter. Il m'a gâché ma journée. Ce n'est pas
possible d'être d'aussi mauvaise foi.
Pas possible c'est un clone de Sarko. « Même gestuelle, même dégaine, même déhanchement des épaules » confie l'un de ses collaborateurs. Ardent défenseur du travailler
plus pour gagner plus, c'est un farouche partisan de la retraite à 70 ans et de l'ouverture des magasins le dimanche parce que dit-il « C'est en famille le dimanche qu'on est le plus
disponible pour ses courses !»
Ce n'est pas con comme idée, au lieu d'aller se détendre ailleurs, allez au supermarché l'entrée est gratuite !
En tant que ministre fossoyeur du droit du travail il promet beaucoup le Xavier, il promet que les chômeurs seront mieux considérés, mieux indemnisés. Il y veillera foi de ministre.
Alors je lui confie l'indignation de cette lectrice de « Ouest-France. »
Voilà, Monsieur le ministre comment se comportent les patrons. Pourtant il doit bien y avoir dans cette entreprise un D.R.H. ( Directeur des relations
HU-MAI-NES )
Voilà pour le moins des méthodes expéditives que va sanctionner Monsieur Xavier Bertrand.! ! !
B.S.
Par Jean Claude Marty
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Je voudrais dédier ce très beau poème de « Jacques Prévert » à M. Xavier Bertrand pour son
rôle dans la démolition du « Droit du Travail ». Comme acteur, pourfendeur des droits de travailleurs, il s'est révélé homme d'exception. Et cela en tant qu'humaniste, ce qui est
intolérable, impardonnable.
LE PAYSAGE CHANGEUR
De deux choses lune
L'autre c'est le soleil
Les pauvres les travailleurs ne voient pas ces choses
Leur soleil c'est la soif la poussière la sueur le goudron
Et s'ils travaillent en plein soleil le travail leur cache le soleil
Leur soleil c'est l'insolation
Et le clair de lune pour les travailleurs de nuit
C'est la bronchite la pharmacie les emmerdements les ennuis
Et quand le travailleur s'endort il est bercé par l'insomnie
Et quand le réveil le réveille
Il trouve chaque jour devant son lit
La sale gueule du travail
Qui ricane et se fout de lui
Alors il se lève
Alors il se lave
Et puis il sort à moitié éveillé à moitié endormi
Il marche dans la rue à moitié éveillé à moitié endormi
Et il prend l'autobus
Le service ouvrier
Et l'autobus le chauffeur le receveur
Et tous les travailleurs à moitié endormis
Traversent le paysage figé entre le petit jour et la nuit
Le paysage de briques de fenêtres à courants d'air de corridors
Le paysage éclipse
Le paysage prison
Le paysage sans air sans lumière sans rire ni saisons
Le paysage glacé des cités ouvrières glacées en plein été comme au cœur de l'hiver
Le paysage éteint
Sans rien
Le paysage exploité affamé dévoré escamoté
Le paysage charbon
Le paysage poussière
Le paysage cambouis
Le paysage mâchefer
Le paysage châtré gommé effacé relégué et rejeté dans l'ombre
Dans la grande ombre du capital
L'ombre du profit.
Sur ce paysage parfois un astre luit
Un seul
Le beau soleil
Le soleil blême
Le soleil couché
Le soleil chien du capital
Le vieux soleil de cuivre
Le vieux soleil clairon
Le vieux soleil ciboire
Le vieux soleil fistule
Le dégoutant soleil du roi soleil
Le soleil d'Austerlitz
Le soleil de Verdun
Le soleil fétiche
Le soleil tricolore et incolore
L'astre des désastres
L'astre de la vacherie
L'astre de la tuerie
L'astre de la connerie
Le soleil mort.
Et le paysage à moitié construit à moitié démoli
A moitié réveillé à moitié endormi
S'effondre dans la guerre le malheur et l'oubli
Et puis il recommence une fois la guerre finie
Il se rebâtit lui-même dans l'ombre
Et le capital sourit
Mais un jour le vrai soleil viendra
Un vrai soleil dur qui réveillera le paysage trop mou
Et les travailleurs sortiront
Ils verront alors le soleil
Le vrai dur le rouge soleil de la révolution
Et ils se compteront
Et ils se comprendront
Et ils verront leur nombre
Et ils regarderont l'ombre
Et ils riront
Et ils s'avanceront
Une dernière fois le capital voudra les empêcher de rire
Ils le tueront
Et ils l'enterreront dans la terre sous le paysage de misère
Et le paysage de misère de profits de poussières et de charbon
Ils le brûleront
Ils le raseront
Et ils en fabriqueront un autre en chantant
Un paysage tout nouveau tout beau
Un vrai paysage tout vivant
Ils feront beaucoup de choses avec le soleil
Et même ils changeront l'hiver en printemps.
B.S.
Par Jean Claude Marty
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ARTICLE relevé dans le " VOIX DU PEUPLE " du 1er MAI 1906.
Le Mensonge de la Concurrence.
" Si l'on donne satisfaction aux ouvriers et qu'on réduise la
journée à huit heures, c'en est fini de l'industrie française; la concurrende étrangère nous tuera...."
" Cette jérémiade est la tarte à la crème de patrons qui ne se font aucun
scrupule d'acheter des machines en Allemagne ou ailleurs et des produits au quatre coins du monde, à condition d'y trouver bénéfice. Ce sont les mêmes qui placent leurs capitaux, accumulés
par eux sur le produit de notre travail, dans des " affaires " étrangères.
Pour se rendre compte combien est mensongère, cette hablerie d'exploiteurs, il suffit de constater que l'Angleterre par exemple, qui nous inonde de ses tissus, paie les ouvriers du textile
bien plus cher que ne sont payés les ouvriers français et que d'autre part, ceux-ci travaillent seulement une moyenne de neuf-heures par jour.
Si le raisonnement des exploiteurs qui prétendent redouter la concurrence étrangère était fondée, l'Angleterre, où la journée est plus courte, ne pourrait plus concurrencer la France.
Autre fait bien plus probant :
Aux Antipodes, en Nouvelle-Zélande, la journée de huit heures est la règle pour les ouvriers agricoles. Ces derniers gagnent, nourriture comprise entre 18 fr 75 et 37 fr 50 par semaine. Et bien
malgré ces salaires élevés, ces agriculteurs produisent du beurre et du fromage à tellement bon marché que, le prix du transport payé ( et qui est considérable ), ils arrivent sur le marché de
Londres et y sont vendus meilleur marché que les produits de Bretagne et de Normandie.
Et pourtant ni en Normandie ni en Bretagne, il n'y a pas un ouvrier agricole qui pour six journées de huit heures gagne 37 fr 50 !
Ne nous frappons pas ! Quand les patrons nous serineront leurs balivernes sur la concurrence étrangère, LAISSONS-LES DIRE.....et bornons-nous à leur faire observer que si le métier de patron
devient mauvais, ils n'ont qu'à donner leur démission.
Nous vivrons facilement sans eux....et il restera à constater comment ils s'y prendront pour vivre autrement qu'à nos crochets."
Chaque fois qu'il a fallu améliorer les conditions de travail, c'est la même complainte de la part du patronat. Un siècle que cela dure. Et combien de temps cela
va-t-il durer ?
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
B.S.
Sept ministres vont se réunir à l'Elysée avec le Président Sarkozy, à périodes fixes, à l'exception de F. Fillon. Ce sont nous dit-on les plus fidèles. C'est un remake des 7
mercenaires. A voir.
Par Jean Claude Marty
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Vendredi 21 septembre 2007
La croissance piétine, les réserves financièrs sont inexistantes, les perspectives économiques s'annoncent défavorables, et pourtant malgré ces mauvais augures, M. Sarkozy persiste dans ses
réformes.
C'est logique. Aprés avoir octroyé 15 milliards pour un " bouclier fiscal " qui tarde à produire ses effets, et qui touche les plus favorisés, il s'attaque maintenant aux moins
favorisés. Quitte à rompre cette cohésion sociale qu'il appèle de tous ses voeux. Il joue en effet sur la corde sensible de la justice sociale. Réforme des retraites, suppression du
nombre de fonctionnaires. Il sait qu'il a sur ces deux points sensibles l'adhéssion populaire. Que n'a-t-on entendu de critiques sur les régimes spéciaux, et les fonctionnaires ! Il va ainsi
opposer deux catégories sociales : Le public et le privé.
M. Santini, comique troupier de la Droite et accssoirement secrétaire d'Etat à la fonction publique, parlait des fonctionnaires et de l' E.N.A., que l'étranger nous envie disait-il. Comme si tous
les fonctionnaires avaient fait L'E.N.A.. ! Ce qui laisse présager de la discrimination salariale qui va sévir entre les énarques et le reste des personnels de la fonction publique ?
A cela, s'ajoute la notion de salaire au mérite. Ce qui est une aberration.
Les chômeurs ont du souci à se faire, comme s'ils n'étaient pas suffisamment pénalisés par leur condition, on va les harceler pour les remettre au boulot à n'importe quel prix. Pendant que les
spéculateurs pourront en toute impunité faire fructifier leurs dividendes dans des paradis fiscaux.
En fait toutes ces réformes sont faites, non dans l'intention de clarifier une situation injuste, mais pour alléger le budget de l'Etat. Amorcer en douceur son désengagement de toutes les
fonctions essentielles : Education, Santé, Transports, Solidarité, Energie. Dans ces domaines, l'initiative privé prendra progressivemen la relève: imposant sa loi : celle du profit.
La preuve, M. Sarkozy avait promis, juré aux salariés de G.D.F. qu'il n'y aurait pas de privatisation et pourtant la privatisation a bien eu lieu. Cherchez l'erreur !
Sarkosy devrait méditer sur ces propos du Général De Gaulle : " Les patrons se croient sociaux. Ils n'économisent rien pour les water-closets et les douches. Leurs femmes courent
partout pour distribuer des layettes. Mais, pour associer les ouvriers, rien à faire. Dans ma jeunesse, c'était contre les augmentations de salaire. On ne voulait pas risquer que " les ouvriers
boivent encore plus " C'est par les élites que tout pourrit. " et en parler a Mme Parisot, prrésidente du M.D.E.F., pour avis
Par Jean Claude Marty
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