Notre « Bien-aimé » est vraiment imprévisible. Il nous prêche à longueur de temps la modernité, la réforme, la rupture et c'est de Versailles qu'il
s'adresse au pays.
Il lui aurait été facile de mobiliser les trois chaines de télévision pour faire sa déclaration c'eût été moins onéreux pour le contribuable et tout aussi efficace. Mais non il lui fallait
Versailles pour la splendeur ; car il aime le faste, le clinquant. Ah ! Versailles il en rêvait ! Pour sa narcissique personne c'était le pied, mieux la gloire.
Au milieu des dorures des boiseries, de la magnificence des lieux, bon cela fait un peu suranné, vieux ; mais en temps de crise ne fait-on pas du neuf avec du vieux ? Et puis ce décorum, ce faste
c'est tout un symbole et les symboles il y tient beaucoup notre « Bien-aimé ». Devant cet aréopage de membres des deux assemblées 920 parlementaires, la Bourgeoisie libérale UMP,
NC était venue en force, au Tiers Etat c'était plus contrasté certains s'étaient mis au vert,
il devait prononcer le discours du siècle.
Sous le roulement des tambours de la garde républicaine il fit une entrée impériale sous le regard attentif du comte Accoyer président de séance. Dans les tribunes Mme De
Maintenant tout sourire épouse de notre « Bien-aimé » rêvait du kamasoutra qui l'attendait ce soir pour fêter cet évènement historique. A ses côtés l'intendant Henri
Guaino plumitif agréé, écoutait son texte clamé par son meilleur interprète.
Notre « Bien-aimé » se prêtait de bonne grâce à cet exercice, il était ravi. Il se prenait tout à coup pour la reine d'Angleterre.
Quarante cinq minutes lui ont suffi pour conquérir le cœur des versaillais, ces ennemis du peuple qui aboyaient en chiens bien dressés, et, une facture de 400.000 euros à la charge du
contribuable, pour s'entendre confirmer la crise et l'appel à l'emprunt pour financer l'avenir. Un discours dégoulinant de suffisance, paternaliste, ubuesque et creux comme un radis, dédié
aux siens. Le Tiers Etat restait sur sa faim.
Il puisait dans les vieilles recettes, après l'emprunt Pinay, Giscard, Balladur voici l'emprunt à son nom, façon habile d'entrer dans la postérité.
Je m'étonne qu'un timbre à son effigie ne soit pas édité pour la circonstance, ce qui permettrait aux inconditionnels de notre « Bien-aimé » de lui lécher le cul.
B.S.
Par Jean Claude Marty
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Publié dans : POLITIQUE
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