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Le livre PARTI PRIS
Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 18:11
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POLEMIQUE et MOBILISATION.

Le 22 juin le conseil municipal apprend avec consternation l'abandon du projet Wogensky, plus de construction dans la Z.U.P., mais un investissement beaucoup plus modeste, prévoyant un agrandissement de l'actuel hôpital, rue de Donfront. M. Vander Gucht premier adjoint responsable des finances revendique l'entière responsabilité de cette opération. : " J'ai donc pris l'initiative, en janvier d'aller voir le préfet de l'Orne sans en parler à M. Halbout ni à quiconque et je lui ai demandé si Flers pourrait obtenir, en abandonnant le projet de la Z.U.P., des crédits pour un programme plus modeste, dans le cadre de sixième plan "
Halbout, croyant que l'ensemble des membres du conseil d'administration de l'hôpital approuvait cette initiative s'y est rallié.
C'est un tollé général. La majorité municipale se désolidarise de M. Vander Gucht. Un comité de soutien se crée. Une pétition en faveur de l'hôpital Wogensky est lancée par l'hebdomadaire " l'Orne Combattante " Cette pétition sera déposée auprés de M. Mesmer, Premier ministre. Des milliers de pétitionnaire se font connaître. C'est une mobilisation sans précédent et une affaire à suivre...

UNE PERIODE ELECTORALE RICHE EN PERIPETIES.

Le 4 mars 1973 se déroule des élections législatives. Au challengeur Emile Halbout, député depuis 1946 vont s'opposer:
- Le Dr Noal U.D.R. gaulliste pur et dur, ancien responsable Nord du réseau " Alliance ", médecin de campagne et maire de Tessé-la-Madeleine.
- Hubert Bassot, R.I. ( Républilain Indépendant ) collaborateur de Giscars d'Estaing; depuis un an installé à Briouze, et qui entend bien joué les troubles-fêtes. Il aura diffuser pendant sa campagne 4 journaux à 65.000 exemplaires.
En face de cette coalition des droites se présentent :
-  Un candidat socialiste Pierre Pavis, secrétaire fédéral et conseiller municipal à Argentan;
-  Un communiste Gilles Dubourg, secrétaire fédéral du P.C.F.
La surprise du premier tour est totale; le Dr Noal arrive en tête suivi de P. Pavis en deuxième position et d'Halbout en troisième. Le R.I. Hubert Bassot éliminé, déçu se retire sans donner de consigne de vote à ses électeurs.
Au deuxième tour le Dr Noal est élu. M. Halbout battu démissionne de sa fonction de maire de de Flers.

Un autre évènement plus anodin, sur le plan politique, mais qui va revêtir une grande importance pour l'avenir de Flers et de l'Orne, c'est la création en mai 1973 de la section socialiste de Flers par Philippe Baratte,enseignant.
Ce dernier va au deuxième tour d'une élection municipale partielle, suite à la démission du Dr Bourgeois, remporter l'élection.
Un élu de gauche à Flers, oyez, oyez braves gens ! le ver est dans le fruit !!! et confirme la poussée spectaculaire de la Gauche enregistrée lors des dernières élections législatives dans la troisième circonscription de l'Orne.
Aprés la démission de M. Halbout de sa fonction de premiér magistrat de la commune, le conseil étant au complet on va pouvoir procéder à l'élection du maire.
Monsieur Vander Gucht est élu.

C'est à cette période là, que j'adhère au Parti Socialiste, quittant a regret le Parti Communiste aprés vingt ans d'un militantisme actif et enrichissant. C'est le Parti qui me quittait. Trop d'espoirs brisés trop de dissimulations, de mensonges, trop de réalités déformées. Je croyais au messianisme de la doctrine communiste, simplement pour y avoir trouvé une fraternité, une solidarité exemplaire. Mais le P.C. subissait toujours l'emprise du " frère soviétique " et d'un congrés à l'autre c'était toujours la même détermination les mêmes certitudes qui faisaient barrage à une véritable évolution démocratique.............................................
Je lorgnais depuis quelque temps vers le Parti Socialiste,mais il fallait avant, que celui ci rompe de façon radicale avec l'ancienne S.F.I.O. Le congrés d'Epinay fut un signe significatif mais encore insuffisant, la motion de Guy Mollet obtenant 34%.
Il m'a fallu attendre 1973 où au congrés de Grenoble, François Mitterrand s'imposait avec 65% des voix.

En juin se tient à Flers sous la présidence de Philippe Baratte, le congrés départemental du P.S. La motion Mitterrand est adoptée P.Pavis est réélu secrétaire fédéral. Le Parti espère pouvoir présenter des candidats dans tous les cantons à l'occasion du renouvellement du Conseil Général en octobre prochain.

Le jeudi 20 septembre F. Mitterrand est à Argentan, l'évènement est important. Le Premier secrétaire a parlé à la salle des fêtes devant plus de 1500 peronnes, sans la moindre contestation. Aurait-on pu imaginer une telle foule, ici, dans l'Orne il y a seulement un an ?

Aux élections Cantonales des 23 et 30 septembre, M. Pavis est élu Conseiller général...............................
Monsieur H. Bassot est élu sur le canton de Tinchebray avec le soutien de 70% des maires des communes rurales.


B . S .
Par Jean Claude Marty - Publié dans : HISTOIRE
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 17:56
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M.Halbout renforce sa majorité et est réélu Maire de Flers avec M. vander Gucht Premier adjoint, Messieurs Godard et Leprince respectivement deuxième et troisième adjoint.

Nous retiendrons que dans le programme de M. Halbout figure l'urgence de dépasser les limites territoriales où l'histoire a enserré Flers " Nous résoudrons ensemble cette difficulté, en plein accord avec les municipalités voisines. La communauté urbaine et rurale qui aujourd'hui se cherche deviendra réalité : des équipements pour tous à la portée de tous, voulu et réalisés en commun " ( discours de M. Halbout lors de sa réélection le 22/03/1971 )

Je participe à titre de représentant de l'amicale des locataires, à la première commission extra-municipale sur le logement, mise en place par la municipalité, sous la responsabilité du Dr. Masselin adjoint au maire. Cela nous permet de faire entendre nos revendications, de donner notre avis sur tout ce qui concerne les problèmes de logement, et d'environnement : espaces vert, aires de jeux, équipements sociaux et culturels. Nous n'avons malheureseument qu'un rôle consultatif.

Cette année 1971 un évènement de grande importance se déroule au plan national : Le congrés d'Epinay, qui se tient à Epinay-sur-Seine le 11-12 et 13 juin. Une nouvelle majorité alliant les fédérations du Nord et des Bouches du Rhône ( Pierrre Mauroy et Gaston Defferre ) aux jeunes militants du C.E.R.E.S. ( Jean-Pierre Chevènement, Georges Sarre ) donne l'avantage à François Mitterrand, qui devient Premier secrétaire du Parti Socialiste. A la suite de quoi un programme commun de gouvernement est signé en juin 1972 par le P.S. le P.C.F. et les dissidents de gauche du Part Radical le futur M.R.G.

L'année 1972 voit l'entrée en scène dans le département et plus particulièrement dans la circonscription Argentan-Flers, d'un professionnel de la politique et des " coups fourrés " Hubert Bassot. Ces antécédents, un flirt avec l'O.A.S. et une certaine fortune personnelle lui permette de prendre la direction de " L'Esprit Public " journal créé en 1962 par un député d'Alger et un avocat pied-noir. Rallié à Giscard d'Estaing, Hubert Bassot va devenir, secrétaire à l'organisation des Républicains indépendants et l'homme clé du comité électoral qui se met en place pour soutenir et organiser la campagne présidentielle de Giscard.

 Bataille autour de l'hôpital sur fond de campagne électorale.

Lors de la visite à Flers le 6 décembre 1969 M. Lucchési, préfet de l'Orne annonçait l'inscription en priorité au VIe plan d'un nouvel hôpital.
Flers dispose en 1972 d'un hôpital qui ne correspond au besoin de la population. Ce sont des locaux vétustes avec pour exemple, l'hospice des hommes qui est un baraquement datant de la guerre.
C 'est à cette occasion là que va se manifester M. Bassot, dans une lettre ouverte au maire, il dénonce l'état de l'hospice dans l'hôpital : " ...j'ouvris une porte et j'ai cru alors que je tombais en enfer...Tout appelle la tristesse et la mort ".
M. Bassot se propose d'organiser le dimanche 10 décembre une journée de peinture et de remise en état des locaux, il lance un appel aux volontaires. Proposition dérisoire et démagogique mais non désintéressée à la veille d'échéances électorales. J'interviens par voie de presse pour dénoncer cette opération. Le P.C. et le P.S.U. font de même. M. Halbout en tant que président du conseil d'administration de l'hôpital s'y oppose et M. Bassot y renonce.
Cette polémique autour de l'hospice relance la question de la construction d'un hôpital neuf dans la Z.U.P. ( dit projet Wogenscky élève et successeur de le Corbusier ). Projet ultra moderne.

A suivre ....
Par Jean Claude Marty - Publié dans : HISTOIRE
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Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /Oct /2007 21:56
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Tous ces bons apôtres vieillissants, d'un socialisme dont ils ont oublié les grands principes, se sont convertis à un nouvelle doctrine la SARKOZYMANIA. " Utiliser les moyens des riches pour faire comprendre les idées des pauvres " Les idées seulement !

C'est extraordinaire tout le mal qu'ils se donnent pour nous convaincre de leur bonne foi. Ils ne réalisent pas à quel point ils sont ridicules, absurdes, maladroits, indignes et combien leur démarche est veine. Ils n'ont pas fini d'avaler des couleuvres, mais aprés tout s'ils aiment !!!

Il y a aussi en contrepartie les honneurs et le fric. Alors nos otages apprécient leurs conditions et les largesses de la droite à leur égard.
Ces socialistes là évoluent à des années lumières des préoccupation des français. Ils croient servir la France et ne servent que leurs intérêts. Ils vont sièger en commissions, rédiger des rapports, études, livre blanc dont la droite ringarde a besoin, et qui finiront sur les rayonnages de la " Documentation française " pour les générations futures !

Je parie pour le socialisme, simplement avec plus de courage et de probité.

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Après le golf de BELLEME et ses péripéties, voici l'aérodrome départemental de SEES. Les mentalités dans l'Orne ont sacrément évoulé. Au début du chemin de fer, on manifestait contre, par peur de l'étranger. Aujourd'hui on anticipe. A quel prix ?

Monsieur Burel, président du Conseil général a un projet audacieux et ambitieux. Faire atterrir des Boeing 737, pourquoi pas des Airbus ? Dans une région sous-équipée en infrastuctrures routières et ferroviaires.

Entre le train-train quotidien qui patine sur les feuilles mortes, l'automne venu, cumulant de nombreus retards et, un réseau routier bucolique à souhait, Monsieur Burel a trouvé la parade. La voie des airs. C'est grand, c'est beau un avion et cela ne fait pas tourner le lait des vaches que les passagers auront tout loisir de contempler, aprés leur arrivée. A travers un périble séduisant et touristique à souhait, les hommes ou les femmes d'affaures pourront au moins se désestresser.
Je ne sais si un Boeing atterrira un jour à SEES, ce qui est certain, c'est qu'au Conseil général les élus de la majorité n'arrêtent pas de décoller.
Par Jean Claude Marty - Publié dans : Actualité
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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 10:42
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En 1971 ont lieu les élections municipales. A Flers, c'est une triangulaire qui se déroulera, avec comme protagonistes :

- Monsieur HALBOUT maire de Flers et député de l'Orne depuis 1946 et leader départemental du M.R.P. Il mène une liste d'entente centriste " Pour l'esxpansion et l'Avenir de Flers " sur laquelle figurent quinze hommes neufs de différentes catégories socioprofessionnelles et onze conseillers sortants.

- Monsieur BOURGEOIS chirurgien à la clinique Saint Dominique, qui mène une liste apolitique " Liste des Intérêts Flériens " soutenue par l'U.D.R.. Monsieur Michel Vallée, président du syndicat d'initiative, se porte sur cette liste en tant que responsable du comité cantonal U.D.R.

- A gauche Monsieur Michel GARNIER, secrétaire de la section locale du P.C.F., succède à son père Eugène Garnier, figure emblématique de la résistance dans l'Orne,décédé en 1969. Il mène une liste " d'Union pour une Gestion Municipale Sociale Moderne et Démocratique " sur laquelle figurent, des socialistes et des membres de la convention des institutions républicaines. Le P.S.U. contacté ne participera pas mais apportera son soutien. Je figure sur cette liste en tant que membre du P.C.

Dans ce département où la gauche est trés faible, sans représentants dans les différentes instances économiques et politiques; les forces de droite se partagent le pouvoir, avec un net avantage pour les centristes.
Cependant, ce premier tour des élections municipales va créer une surprise; aucune liste n'obtient de majorité et aucun des 81 candidats n'est élu. En effet dans les villes de moins de 30.000 habitants le panachage est autorisé.
La liste menée par E. HALBOUT obtient 40,57% des suffrages. La liste du Dr BOURGEOIS 38,50% et celle de Michel GARNIER avec 20,87% crée la surprise qui va lui permettre de se maintenir au second tour.

C'est un deuxième tour qui se joue dans une ambiance électrique, surtout à droite où tous les coups sont permis. Ils ne s'épargnent pas ! Dans le journal électoral du Dr Bourgeois " Ouest Normandie " on peut lire des amabilités à l'encontre de M. Halbout du genre : " petit bonhomme qui par un hasard malheureux est devenu maire de Flers " ou encore " ce vieux routinier de la politique ". Ce à quoi M. Halbout rétorquait par : " Le progréséconomique et social ne peut être instauré qu'avec des élus libres, qui ne représentent pas des intérêts privés"
Quant à nous qui n'avions pas les moyens financiers de la droite, nous faisions face avec les moyens du bord. Le siège de l'U.L. servait  d'état-major. C'était devenu notre lieu de rencontre privilégié où circulaient toutes les informations, les mots d'ordre, où se prenaient les décisions. Dans une ambiance exaltée, chaleureuse, enfumée, se rédigeaient les tracts ronéotypés sous l'oeil vigilant et le regard impérial de Mme Monge.

Au final, la liste Halbout obtint 19 sièges sur 27, la liste Bourgeois 8 sièges, pas d' élus pour la liste de gauche avec une perte de 400 voix par rapport au premier tour.
L'analyse de la situation est donnée par un chroniqueur de " Ouest Normandie " : " La catéchisation faite entre les deux tours, de certains éléments de la population d'implantation récente à Flers....ont fourni à M. Halbout un renfort non négligeable; d'autre part et surtout l'intervention, faite dans les dernières heures par un instituteur 
laïque. "
Ce qui fait titrer dans un journal local : " Les voix de la gauche font pencher la balance en faveur de M. Halbout "

( A suivre )









Par Jean Claude Marty - Publié dans : HISTOIRE
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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /Oct /2007 10:39

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E.A.D.S = Espoir des Actionnaires Désirant Spéculer.

Voici à quoi correspond en réalité le sigle EADS. Merci à tous ces ingénieurs, cadres, techniciens, ouvriers qui ont bâti ce projet : Airbus. Vêtus de probité, candides, ils étaient fiers de leur " bébé ", de leur réalisation, de leur savoir-faire. Eux travaillaient pour le pays, pour l'avenir et celui de leurs enfants.
Pendant qu'une poignée de capitalistes se frottaient les mains, ne pensant qu'aux profits juteux qu'ils pourraient tirer d'une telle affaire. Les principaux responsables ne pensaient qu'aux ventes rentables d'actions. Ils avaient infiltré EADS dans le seul but de spéculer. Ils sont arrives à leur fin. Ils ont manipulé, tramé, manigancé, peu leur importait l'avenir d'Airbus. L'oeil fixe sur les cours de la Bourse.

" Quand il s'agit d'argent, ne nous y trompons pas l'imagination est au pouvoir " ( F. Mitterrand. )


                      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
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                                               HISTOIRE SOCIALISTE DU BOCAGE ORNAIS.

                                                                                        PARTI PRIS

Je suis arrivé dans l'Orne le 16 janvier 1969.........................................................

Je fus rapidement confronté à la dfficulté des militants de gauche pour s'affirmer en tant que tels, dans ce que certains appelaient " Une terre de mission ". J'allais vite en faire l'expérience. Mon épouse qui connaissait bien " l'état des lieux " m'avait judicieusement conseillé de ne pas dévoiler mes opinions politiques dans le milieu familiai, initiative qui fut respectée et payante à long terme. Ce qui ne m'empêchait pas de militer à la C.G.T. et au P.C.

Le militantisme qu'il soit d'origine syndical, politique ou associatif, est un important facteur d'intégration quand on est un " horsain " comme moi. C'est ainsi que je fréquentais l'union locale C.G.T., un baraquement situé rue Nationale, composé d'une grande salle de réunion, équipée de tables et de bancs. Trônant au milieu un poêle à charbon qui maintenait l'hiver quelques degrés de température, fallait pas trop lui en demander. Au fond de cette pièce, séparée par une cloison, un petit bureau où étaient rangées les archives du syndicat. et, matériel ô combien indispensable, la ronéo pour les tirages de tracts de propagande et d'information. Attenant à ce bureau, un coin cuisine et la chambre à coucher, logement de Madame Monge, mémère Monge : du caractère et de l'énergie à revendre; tout de noir vêtue, un peu courbée, coiffée d'un chignon impécable, elle avait une petite barbichette qui la distinguait. Elle portait allègrement ses 90 ans. Secrétaire départementale de l'Union des Vieux de France, elle ne ménageait pas son temps. Elle faisait fonctionde concierge de l'U.L. suivant de prés nos activités, elle surveillait l'utilisation de la ronéo et n'hésitait pas à nous tancer sévèrement lorsque le travail était à son goût , bâclé. Au fil du temps, elle était devenue experte.
Il fallait la voir au cours de ses permanences, derrière sa vielle machine à écrire, constituer les dossiers retraite de ses adhérents de trente ans plus jeune qu'elle; c'était jubilatoire. Elle vécue, toujours alerte jusqu'à ses 101 ans.
Ce local était un endroit trés convivial, toujours ouvert, c'était un lieu de passage obligé de tous les militants, cégétistes, communistes, associatifs : le rendez-vous de tous ceux qui cherchaient un conseil juridique, une information d'ordre social. C'était en quelque sorte un repaire de " brigands ".

Autre personnage aussi " haut en couleur ", le père Delaunay, surnommé " la bourrique ". Il n'avait qu'une seule idée en tête, nous faire partager son point de vue, celui du P.C.. Homme généreux, un temps secrétaire de l'U.L. et militant communiste intransigeant, il s'était forgé une solide réputation d'entraineur d'hommes auprés de ses camarades mineurs de Saint Clair de Halouze. Il fut d'ailleurs élu maire de Saint Clair quelqes années plus tard. La première municipalité communiste dans l'Orne.....................................................

Aux élections professionnelles je fus élu délégué du personnel sur une liste C.G.T. de la C.P.A.M. de l'Orne.......

                                     Ma Première Participation à la Campagne Municipale en 1971

( A suivre )

Par Jean Claude Marty - Publié dans : POLITIQUE
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